Tous les articles par Chrstph.7

La Haute-Savoie ? Une prochaine fois peut-être…

Rien de mieux qu’une bonne semaine de randonnée autour du Lac d’Annecy pour se refaire une santé. Malheureusement, des conditions météorologiques plus que défavorables ont vite douché l’enthousiasme latent. Il est vrai que ce début d’automne a été particulièrement pluvieux. Et ça continue !

Ni une ni deux, il a vite fallu trouver une solution de repli. Inconcevable de ne pas profiter de ces deux semaines de congés pour un peu de dépaysement. Ainsi, dix jours avant de partir, je réserve à la hâte vols, hébergement, et location de voiture. Cap au sud !

Canaries & filles de l’est

Pour la première journée sur Tenerife, plus grande île de l’archipel des Canaries, j’attaque doucement par une virée à la plage – histoire de prendre la température. Le nord de l’île regorge de ports difficiles d’accès et donc peu fréquentés – un bol d’air marin et un premier bain de pieds bienvenus.

20191111_152911(0)20191111_171606

 

Avant de reprendre la route, je rencontre trois jeunes filles de l’est. Au fil de la discussion, je me rends compte que j’ai affaire à de vraies baroudeuses. Elles voyagent seules, avec rien d’autre que leur sac-à-dos et le strict nécessaire pour pouvoir camper.

Nous faisons un bout de chemin ensemble jusque Santiago del Teide. Aliesya, téléphone portable à la main, s’improvise co-pilote.

Sur les routes sinueuses et abruptes qui nous y amènent, à plus de 1000m d’altitude, c’est un épais brouillard qui nous accompagne – une première découverte des micro-climats de l’île.

Peu avant le coucher du soleil, je finis par rejoindre seul le mirador de Samara. Ici, on avoisine les 2000m d’altitude, et c’est saisi par un vent frais que j’entame une première et courte randonnée nocturne.

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.


 

Chiens méchants & poules mouillées

Mardi matin, je prends la direction du parc de l’Anaga. L’excursion débute dans la forêt préservée de la Laurisilva. Puis, j’entreprend une descente jusqu’au Barranco de Tahodio situé à 700m d’altitude en contrebas. Pluie, brume épaisse, et éclaircies sont au rendez-vous.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Dix kilomètres de marche plus tard, après avoir atteint le bord d’une route menant à Santa Cruz de Tenerife, je décide de rebrousser chemin et de regagner l’entrée du parc située en amont. Comme à l’aller, quelques poules et principalement des chiens usent de leurs plus belles vocalises pour signaler ma présence – pas forcément bienvenue.

En milieu d’après-midi, cap à l’ouest ! Une longue traversée du parc du Teide en voiture, avec ici et là des arrêts impromptus sur les nombreux points de vue aménagés au bord des « carreteras ». Le ciel changeant se pare peu à peu de ses plus belles couleurs, annonciatrices d’un « atardecer » éblouissant.

 


 

Chant des vagues & sylvothérapie

Après une courte nuit de sommeil – une fois de plus bercé par le son des vagues de l’atlantique – direction Santa Cruz de Tenerife, capitale de la province du même nom. Un début de matinée bien rempli, avec successivement un bref footing au lever du soleil à Las Teresitas, une ascension express vers San Andrés, et la découverte d’Igueste.

Ce diaporama nécessite JavaScript.


 

A midi pile, changement de décor dans le parc national du Teide ! Au milieu de pins canariens, à 1900m d’altitude, me voici à la découverte de sentiers perdus. Impossible de s’en lasser, mais pas de s’enlacer – en effet, le cadre donnerait presque envie de se mettre à la sylvothérapie. Mais imaginez le retour au travail…

 » Alors Christophe ! Ces vacances ? — Revigorantes. J’ai embrassé des conifères ! « 

De quoi passer pour un hurluberlu. Non, franchement, ce ne serait définitivement pas sérieux !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

Direction le cœur du parc. Aux antipodes du cadre verdoyant et humide de l’Anaga, le décor est ici rougeâtre et sec – le vestige de siècles d’activité volcanique.

Les Roques de Garcia, des necks ayant résisté à l’érosion se dressent ici et là. La visite du lieu prend la forme d’une courte randonnée, accessible à tous – et légèrement sportive sur la fin, ce qui n’est pas pour me déplaire.


Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

Ducha gratis & randonnée mulet

Jeudi, c’est une journée plus soft en bord de mer qui m’attend, voici donc le petit port de Bajamar avec en fond la Punta del Hidalgo. Quelques prises de vue plus tard, face aux vagues, c’est une bonne douche gratuite qui vient rafraîchir le fond de mes baskets – pas insubmersible donc.

Ce diaporama nécessite JavaScript.


La nuit à venir s’annonce incertaine et quelque peu épique. Au-delà de l’ascension du Pico del Teide, c’est surtout les prévisions météorologiques qui pose question. Quoi qu’il advienne, le sac à dos est d’ores et déjà prêt, avec tout le nécessaire – et même un peu plus – pour pallier à la moindre déconvenue.

Une heure et quarante cinq minutes antes meridiem, le réveil sonne. Je traîne un peu, et j’émerge doucement de ce court sommeil.

Une soixantaine de kilomètres me séparent du parking de la Montana Blanca, point de départ de la balade. Il est temps de partir.

En chemin, une belle averse accompagne mon entrée sur les routes du parc national – pas franchement rassurant. Finalement, à plus de 2000m d’altitude, le ciel se veut plus dégagé. La pleine lune et les étoiles percent tant bien que mal au milieu des nuages.

Aux environs de 3h30, me voilà arrivé au fameux parking. Par chance, il reste deux places disponibles sur la dizaine d’emplacements qui s’y trouvent. Bonnet, gants, frontale, chaussures bien lacées, et sac à dos ajusté, il est à peine 3h40 lorsque je me mets en ordre de marche. J’ai donc moins de quatre heures devant moi pour atteindre le sommet avant les premières lueurs du jour. Un poil ambitieux le garçon ?! Non, un brin joueur simplement.

Les trois premiers kilomètres sont sans grande difficulté. Le chemin de terre est large et pas du tout sinueux – déconcertant. On en oublierait presque qu’il s’agit de la pente d’un volcan.

Puis, à 2600m d’altitude, « los Huevos del Teide » – littéralement boules de lave en français – marquent l’entrée du quatrième kilomètre.

Après trente-sept minutes parcourues d’un pas décidé, j’aperçois plus haut la lueur des frontales de randonneurs tout aussi matinaux. La pente va progressivement se raidir. Je le sais. Et je le devine par leur faible avancée dans la pénombre.

Le tracé devient progressivement plus rocailleux et pas plus large qu’un couloir.

Quatre kilomètres et demi parcourus, la véritable ascension va pouvoir commencer. Le chemin se veut définitivement plus étroit. Chouette, on va jouer. Que la partie commence !

Très vite je rattrape le premier couple de marcheurs – français eux aussi – partis une heure plus tôt du parking et que j’avais aperçu au loin précédemment. Respectueusement, ils me laissent leur passer devant. Nous prenons tout de même quelques instants pour faire connaissance. Nous nous souhaitons mutuellement bon courage, se donnant évidemment rendez-vous au sommet.

Au cinquième kilomètre, à près de 2900m d’altitude, ce ne sont déjà plus que des roches sous mes pieds. Les bâtons de randonnée cadencent utilement le pas.

Puis, entre les sixième et septième kilomètres, malgré une frontale parfaitement ajustée, je perds à trois reprises la trace du chemin initial. Sans paniquer, je marque chaque fois un temps d’arrêt et retrouve rapidement le bon tracé.

2019-11-21_071522


 

Soudainement, un vif « je suis au refuge » plein de soulagement se fait entendre. Sans nul doute possible, c’est un autre français. Il vient d’atteindre le premier palier marqué par « Altavista ».

En relevant la tête, je distingue effectivement les lumières qui marquent le passage à 3200m. Je monte en partie à la force des bras. De grosses roches me servent d’appui. Dès lors, il me faut encore cinq bonnes minutes pour parvenir jusqu’à lui.

Le randonneur est assis là, sur un petit mur en pierres. On échange une franche poignée de mains. Il me félicite pour le rythme affiché sur cette première partie d’ascension. « Tu m’as motivé ! » dit-t-il. En fait, en jetant régulièrement un oeil derrière lui, il a pensé retrouver ses amis lancés à sa poursuite. Ceux-là même que j’ai pu doublé trente minutes plus tôt.

Il fait froid, mais, peu lui en importe, il décide de les attendre coûte que coûte.

Par chance, le refuge vient d’ouvrir – permettant aux noctambules qui le souhaitent de s’y réchauffer quelque peu avant d’entamer la seconde partie de la montée.

017_0.jpg

La forme est bonne, donc pas de raison de freiner inutilement l’élan qui m’habite. Un élan bien relatif, car, inévitablement, que je le veuille ou non, j’avance de moins en moins vite. Les marches formées par la roche se veulent plus hautes et sinueuses encore. Je me trouve alors à 3450m d’altitude, après environ sept kilomètres et demi d’effort.

S’en suit une rencontre avec un danois – le malheureux attend un bus qui ne viendra jamais.

Tête basse, tout frontale éteinte, il est en fait à la recherche de son second souffle. Cependant, il va bien. Chacun apporte à l’autre son soutien. Et, sans m’attarder à ses côtés, je poursuis mon ascension.

Vingt-cinq minutes plus tard, j’atteins enfin le parvis du « monte-feignasses ». Le téléphérique si vous préférez – régulièrement emprunté par bon nombre de touristes, chaussés de leurs plus belles tongs, enclins à profiter de la vue, mais partisans du moindre effort.

Par ailleurs, j’y rencontre une citoyenne allemande, partie du versant ouest depuis un chemin de deux kilomètres plus long. Quelle énergie ! Sans doute les bienfaits de la choucroute maison. Deutsche qualität.

De là où nous sommes démarre l’ultime partie de l’ascension. Délimitée par une barrière, le passage par cette portion nécessite la délivrance d’une autorisation. Mais nous n’en aurons pas besoin. Car avant 09h00 du matin, l’accès est laissé libre aux rares visiteurs nocturnes – un privilège bien mérité.

C’est donc ensemble que nous passons le portail du sentier n°10, Telesforo Bravo.

Sur les sept cent derniers mètres à parcourir, ce sont près de 200m de dénivelé positif qui nous attendent.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Dans les ultimes pas qui mènent au sommet, une chaîne rouillée par le temps nous sert de guide et nous évite également de plonger malencontreusement dans le cratère de 45m de profondeur. Le vent souffle fort et les fumerolles de soufre – là non, fort heureusement, la gastronomie allemande n’y est pour rien – nous rappellent que nous sommes sur un volcan toujours actif.

400x260-ct

Nous ne sommes pas les premiers arrivés. Un slovéne nous a devancé de quelques minutes. Tous trois saisis par le froid, on ne serait pas contre une petite éruption pour nous réchauffer. La dernière date de novembre 1909 – Cumpleanos feliz Senor Teide !


 

Heureux d’être là, nous allons attendre plus d’une heure les premières lueurs du jour. Chacun en profite pour s’hydrater – chouchen, bière, vodka, c’est selon – et se couvrir du mieux possible.

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

 

Finalement, alors que le ciel se part peu à peu des ses plus belles couleurs – sauf pour les daltoniens – nous sommes rejoints par la dizaine de personnes ayant passé la nuit au refuge – une belle bande de planqués !

La vue à 360° est unique. Et face au soleil qui tente difficilement de percer la mer de nuages, un long silence s’installe. Il est temps de dégainer les appareils photo et téléphones portables.

Au fil des minutes qui s’écoulent, l’impatience est palpable. Et, alors que le soleil étincelant apparaît, quelques exclamations se font entendre au sein de l’assemblée – vos gueules les mouettes, la mer est basse !

Ce diaporama nécessite JavaScript.


 

Nous restons encore près d’une heure à profiter de cet « amanecer » au sommet de l’Espagne. On aimerait s’y attarder davantage, mais plein de lucidité il nous faut redescendre. Car, personnellement, malgré une épaisse paire de gants doublée de laine mérinos, le froid saisissant engourdit totalement mes mains. Température approximative : -8°C.

20191115_082634


 

De retour sur le parvis du téléphérique, le Pico del Teide dans le dos, plusieurs possibilités s’offrent à moi.

  1. Emprunter le même chemin qu’à l’aller pour regagner au plus vite la voiture  (sans saveur)
  2. Attendre l’arrivée du premier monte-feignasses de la journée   (inconcevable…moi vivant jamais !)
  3. Suivre un autre chemin plus escarpé

 

20191115_085201 - Copie

Ne ressentant aucun des symptômes du mal aigu des montagnes, j’opte très vite pour la troisième solution. Avec l’envie de profiter pleinement de la descente pour admirer le paysage.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le sendero n° 23 quelque peu balisé, m’amène à contourner le Pico Viejo et me permet de rejoindre la route TF-21 en un peu moins de deux heures.

 

De là, je n’ai d’autre choix que de faire du stop pour pouvoir regagner le parking de la Montana Blanca. Après une vingtaine de minutes restées vaines, sur le bord de cette longue ligne droite danger pour piétons, une voiture s’arrête à ma hauteur. C’est une employée du parc qui me propose de m’avancer de quelques kilomètres, jusqu’au pied du monte-feignasses – encore lui ! De là-bas, j’aurais sans doute plus de chances de trouver une seconde voiture.

Et elle a logiquement vu juste ! Un couple de retraités anglais acceptent généreusement de lui prendre le relais pour me conduire à destination. God save the Queen !


Montana Roja

Pour la dernière journée, je me rapproche doucement de l’aéroport de Tenerife Sud. Une après-midi au port touristique d’El Medano et à la plage de la Tejita marquent la fin du séjour.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Ce diaporama nécessite JavaScript.


 

La prochaine fois qui sait, peut-être irai-je dormir chez la Dame de Haute-Savoie.

 

Mars, et ça repart !

La fin de la saison hivernale est proche, pour le plus grand plaisir de tous ou presque !

Le retour des oiseaux migrateurs marque le come back imminent du printemps, des premiers bourgeons, et de cette nature revêtant ses plus belles couleurs.

marmottes-mariachi

Et tout comme la marmotte, le Runner quitte progressivement son état d’hibernation

 

Mais que ce fût long. Et plus c’est long…………………..plus c’est long ! 😉


Réfléchi en partie depuis quelques semaines, le calendrier sportif se met en place petit à petit. Et déjà une course contre la montre se présente devant nous.

Mars, et ça repart !

Au risque de décevoir, on est là aux antipodes de la célèbre barre chocolatée, alors oublie 🙂

50296_142097332501505_6295_n


Prochaine étape : le marathon de Nantes du 30 avril 2017

Naoned pour les intimes

bloc-marque-marathon-retina

Avant de pouvoir goûter de nouveau aux joies d’une balade de 42.195 kilomètres au sein de la Cité des Ducs, impossible d’échapper à une préparation digne de ce nom. Il est évidemment trop tôt pour parler d’objectif chronométrique.

Courir c’est bien, courir vite c’est mieux. Courir vite et bien, c’est encore mieux ! Mais pour cela, pas de secret et très peu de place pour l’approximation.

Fractionné court, fractionné long, 30/30, 20*200, 15*300, 4*2000, VMA, 2000/3000/5000, allure cible, endurance fondamentale, r3′, R15′, FC, Bpm, Ppm, etc… Loin d’être une corvée, les efforts répétés forgeront le bonhomme et soigneront son mental ! Pas à pas, kilomètre par kilomètre, jour après jour, semaine après semaine. Au risque de s’enfermer trop souvent dans sa bulle. Mais bon, fier d’être un martien – quoi qu’il arrive on  n’se refait pas.

#beyourselfnomatterwhattheysay #whennothinggoesrightgorun

50717604-5589938_15676858_b

Lire la suite Mars, et ça repart !

« Dis papa, pourquoi il court le monsieur ?! »

C’est LA grande question existentielle entendue à maintes reprises par tous les coureurs du dimanche ! Ou plutôt la question c** auquel j’ai toujours envie de répondre : « Parce que ».

L’enfant insouciant, quelque peu intrigué, réagirait toutefois du tac-o-tac par un « Parce que quoi… ? » plein de sens, auquel je n’aurais d’autre choix que d’apporter une véritable explication…

« Quel emmerdeur ! J’étais tranquille, l’esprit libre et apaisé, bien dans mes baskets, et surtout en pleine séance de sport ! »

Certes, c’est bien connu, la vérité sort de la bouche des enfants. Mais ils ont l’art et la manière de toujours engager la conversation au plus mauvais moment.

Alors que je poursuis ma route, en courant forcément, me voilà en pleine dissertation 😐 et je n’ai pas quatre heures.

Une chose est sûre, je ne cours pas par effet de mode, je ne cours pas non plus pour faire le beau…et encore moins après les filles.

Plus sérieusement, en cherchant bien, je cours régulièrement depuis 2011 en fait. Ça mérite un feedback.

Alors en pleine recherche d’emploi, il me fallait garder le cap et trouver une activité quotidienne qui me permette de tenir le coup. Progressivement, la course-à-pied s’est installée comme un exutoire, une bouffée d’oxygène indispensable qui depuis ne me quitte plus.

Pour ainsi dire, je n’aurais jamais envisagé un jour participer à des compétitions ; l’effet de masse et la foule au bord de la route, non merci.

Pourtant, en 2012, sans raison particulière, mais sans doute par défi personnel, je prend le départ d’un 10 km.

Courir en groupe je ne connais pas, et forcément ça part vite, trop vite ! Pas vraiment une partie de plaisir, je me dis alors que ce n’est décidément pas pour moi.

« Bon, j’ai fais ma course mais ça s’arrête là… »

L’année passe, et finalement l’envie de mieux faire est plus forte que tout. Bis repetita en 2013. Rebelotte en 2014, avec en sus un éprouvant 32km au Wings for life World Run.

Et finalement, tout s’accélère il y a un an. Je participe à une course nature, puis à un premier semi-marathon. De plus en plus à l’aise, je songe naturellement à l’étape suivante : le marathon !

« En suis-je capable ? Et pourquoi pas ? »

Poussé par un entourage toujours très flatteur et admiratif – et que je remercie au passage – c’est décidé ce sera donc l’objectif 2016.

« Compte tenu de la distance – 42.195 km – il n’y a là pas de place à l’approximation. Il me faut désormais m’astreindre à une préparation digne de ce nom »

En parcourant le net et en cherchant bien, je tombe alors sur ce qui s’apparente de prime abord à un véritable parcours du combattant : fractionné, VMA, sortie longue, endurance fondamentale. Terminé le footing pépère juste pour le plaisir, place à l’apprentissage des bases de l’entraînement du coureur de fond. Partant dans l’inconnu, le gars stresse, doute, et se pose beaucoup trop de questions. Mais, au bout du compte, les efforts payent !

« Marathon de Nantes 2016 : 03 h 04 min 05 sec. Peut-mieux faire ? »

Par la force des choses, le prochain défi est de fait tout trouvé : descendre sous la barre mythique des trois heures 😉 Les certitudes ont balayé l’appréhension.

« J’en suis capable ! »

Finalement, la réponse à la question du mioche est assez simple et évidente.

Courir est excellent à tout point de vue ! Pour garder la forme, ou la retrouver, pour développer la confiance en soi et notamment repousser ses limites – et ce bien au-delà de l’activité sportive. Tu prends confiance et te sens capable de réaliser des choses que tu n’aurais osé imaginer jusqu’alors. En somme, tu apprends à en vouloir toujours plus !

Cette introspective quelque peu empreinte de narcissisme – je vous prie de m’en excuser – vient donc développer encore un peu plus ce goût d’entreprendre ! Peu m’importe les récompenses, peu m’importe les compliments, ce n’est et ce ne sera jamais assez bien à mes yeux.

« Digère le passé, nourris toi du présent, et alimente ton avenir. N’oublie pas d’où tu viens, fais ce que tu veux, et deviens qui tu es ! »

Tu vois gamin, puisque pour ma part les bénéfices de cette pratique sont nombreux, je ne suis pas prêt de m’arrêter de courir ! 🙂

Mais qui c’est ce personnage ?!

Christophe, passionné de sport, et sportif du dimanche à mes heures perdues. Je cours régulièrement depuis plusieurs années maintenant, à raison de deux à trois sorties par semaine. Je participe également avec plaisir à l’organisation de divers événements sportifs locaux et internationaux.

Mon parcours sportif

J’ai toujours fait du sport, mais très peu en compétition (un problème de confiance en moi sans doute). Deux ans de football, un an de handball, trois ans de badminton loisir, et désormais coureur à pied non licencié.

Mon équipement running

Fidèle parmi les fidèles de la marque aux trois bandes ! Supernova Glide Boost, Adizero Takumi Ren, Adizero Adios Boost, Adizero Boston Boost, Adizero XT Boost…

J’ai bien essayé de changer de partenaire, mais les Mizuno Wave Rider ne m’ont guère convaincu.

Mes temps de référence en course-à-pied

  • 5 km  17’54 (2016)
  • 10 km  36’57 (2014)
  • 21.1 km  1’25’50 (2015)
  • 42.195 km  2’57’33 (2016)
  • Trail 18 km 1’25’52 (2016)

Prochains défis

  • Courir un marathon en moins de 2 heures 55 min
  • Le Triathlon ? Un jour peut-être…
  • L’IronMan, dans mes rêves les plus fous 😉

Candidature « Globe Runners » Printemps 2016

Début 2016, le site Globe Runners propose à ses lecteurs de leur écrire en vue de devenir peut-être l’un de leurs futurs testeurs-rédacteurs.

cours-forest-cours

Ni une ni deux, je décide de participer !

 

16 février 2016, je tente ma chance

Madame, Monsieur,

Simple coïncidence ou joli signe du destin, c’est à l’aube d’une toute première participation à la sacro-sainte épreuve du marathon que je prends connaissance de votre appel à candidature (Ah, si on m’avait dit hier que je passerais une partie de ma soirée à vous écrire, sacrifiant à l’occasion le footing prévu ce lundi soir…).

A la fois coureur confirmé (certes du dimanche, mais confirmé) et également très attaché au respect de la langue française (en dehors d’une quelconque réforme orthographique qui pourrait involontairement lui nuire), comment alors ne pas se sentir intéressé par cet alléchant défi.

N’ayant certes pas une grande culture littéraire, et encore moins l’étoffe ni même les prédispositions d’un Goncourt, je ne pense pas être, vulgairement parlant, bien plus con qu’un autre.

Habile de mes mains, plus pour l’écriture que pour la manufacture, je serais ravi de rejoindre votre équipe de rédaction au gré de ses besoins et de mes inspirations. Quelle meilleure opportunité d’introspection et de progression que le partage de ma modeste expérience auprès de la communauté !

Depuis toujours, je reste davantage tourné vers le goût et le plaisir de l’effort, mais alors beaucoup moins conduit par un réel esprit de compétition, que je m’attache cependant à cultiver progressivement depuis peu. Car au fond, l’adversaire principal du coureur à pied n’est-il pas le runner lui-même ?! « Tiens donc, quelle curiosité que cette évolution terminologique trop familièrement répandue, simplement pour désigner un seul et même sujet…?! ».

Bon assez, je sens que je m’égare et là n’est point le débat. Peut-être plus tard…

Donc revenons-en à nos moutons ; emploi péjoratif qui, soit dit en passant, désigne parfois, à juste titre, celle ou celui qui aurait la malheureuse idée de se révéler subitement coureur à pied, par effet de mode et d’équipements superflus : tantôt esclave du marketing, tantôt poussé par des résolutions précipitées ; mais tout ceci sans réel cheminement personnel ni vision à long terme (oubliant ainsi le célèbre adage « Qui veut voyager loin ménage sa monture… » // citation d’un certain Jean Racine si mes souvenirs sont bons, sans doute ce gars voulait-il ne pas rester planté là…preuve s’il en est qu’on ne porte pas nécessairement toujours bien son nom…).

A cet instant, et j’en suis navré, cela semble devenir plus qu’une simple lettre de candidature. Je cogite grave. Je sens que je m’emballe, que je déballe, que je m’enjaille-jaille-jaille ♪ ♫ ♪ ♫ ♪ ♫ (tel un son du moment qui, l’un chassant l’autre, sera prochainement ringardisé par le suivant).

Je persévère. Il semble cependant que je frôle la sortie de route voir le mal de crâne, risquant subitement d’être disqualifié, ou, pire que tout, victime coupable de mon propre abandon.

En résumé, et pour faire simple (enfin… j’essaye, je fais ce que je peux …), c’est avec l’enthousiasme du néophyte mais d’un pas décidé, à environ 14 km/h de moyenne, que je vous écris aujourd’hui.

Dans sept jours exactement, je me lancerai à la conquête des mythiques quarante deux kilomètres cent quatre vingt quinze et enclencherai le compte à rebours d’une préparation de huit semaines pleine de promesses (sans beurre et sans alcool, étonnant pour un breton me direz-vous ?! Si si c’est possible ☺).

Alors paradoxalement, quoi de plus intéressant et de volubile, pour un taiseux comme moi, que de forcer ma nature et de pimenter ce challenge par la narration de celui-ci, via le portail Globe Runners.

Mais, la ligne d’arrivée est encore loin. Et en attendant, désormais, le moment de conclure est venu, tout du moins pour un temps.

Donc, afin de vous faire une meilleure idée du profil de coureur auquel vous avez affaire, je vous invite à prendre connaissance de l’historique qui va suivre. Si toutefois, je l’espère, votre endurance de lecteur a pu vous mener jusque-là…

Au plaisir de nos prochains échanges, veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes très sincères salutations sportives.

PAS DE REPONSE DE LEUR PART MALHEUREUSEMENT…

 

25 mars 2016, nouvelle missive

Madame, Monsieur,

C’est reparti !

Aujourd’hui, je rechausse mes souliers et refais une fois de plus mes lacets. En somme, je vous écris à nouveau ; sans doute au risque d’essuyer un second revers consécutif !

Certains jugeront d’une certaine persévérance, d’autres n’y verront qu’un simple acharnement inutile. Mais tous seront, je l’espère, reconnaître l’effort consenti…

En effet, l’ambition n’est jamais folle, elle est même bien souvent réfléchie. Point de vanité rassurez-vous, simple sursaut d’orgueil – ou têtu comme une mule (« Mais, au fait, ça court vite une mule ?! » 😉 ).

Car, pire que de finir dernier ou d’être à raison disqualifié, rien de plus frustrant que de terminer non classé…

Comment alors stopper ma course noyé dans cette indécision ?

Je me dois en effet de rester déterminé, d’autant que se profile un premier marathon. Ce fameux « mur », quel est-il ?! Verdict prochainement sur les bords de Loire, où il me faudra vaincre de ce face-à-face.

D’ici là, qui sait, peut-être saurez-vous daigner répondre comme promis initialement ? (votre vitesse étant semble-t-il toute relative /cf pièce jointe/ – voilà donc un point commun avec la mule que je suis 😉 ).

Cependant, quelle qu’en soit l’issue, je philosophe et je relativise. Sans regret ni rancune, persuadé – naïvement peut-être – qu’un jour où l’autre, tout vient à point à qui sait attendre ! (Cours Forrest, Cours !)

Et c’est aussi pourquoi je vous renouvelle, Madame, Monsieur, toutes mes sincères salutations sportives.

Christophe ABALLEA,

Coureur à pied à ses heures perdues 😉

 

 

« Rendez-vous dans 42195 mètres… »

Voilà nous y sommes, mes multiples paires de running et moi ! La préparation de notre second marathon a démarré… Un peu moins de huit semaines nous séparent désormais de notre prochain défi. La motivation est à son maximum ! Il nous faudra résister à la pression de l’objectif, aux hésitations et baisses de moral, ou pire, aux maladies et blessures éventuelles. Mais inutile de psychoter, puisque qu’aujourd’hui tout va pour le mieux. Oublié le stress du premier marathon, les mythiques 42195 mètres n’apparaissent plus du tout comme un obstacle insurmontable. Le 13 novembre prochain, il conviendra évidemment d’arriver au bout de la distance, avec comme repère la performance établie en avril dernier… Allez, assez parlé ! L’asphalte, les chemins, et la piste n’attendent plus que nous.

PREMIERE SEMAINE

Il y a des échéances qui nécessitent d’être préparé comme il se doit. Le marathon en fait partie ! Puisque je cours seul et sans aucun suivi extérieur, je pioche ici ou là quelques précieux conseils en parcourant le web. Plutôt satisfait du plan d’entraînement trouvé sur le net en amont de mon premier marathon, c’est donc sans prise de tête et sans surprise que je le réutilise en vue du Marathon Nice-Cannes.

Afin d’assimiler au mieux la charge de travail que je souhaite m’infliger, j’ai progressivement augmenté le volume kilométrique hebdomadaire ces cinq dernières semaines (près de 350 km parcourus).

Séance n°1 – Lundi 19 septembre 2016

Après une bonne journée de boulot, c’est le moment de lancer le compte à rebours. Il est à peu près 21h30… « D’abord la jambe droite toujours (je fais jamais rien comme les autres de toute façon 🙂 )  chaussette, chaussure ; puis la jambe gauche…puis une gorgée de Volvic, toujours »

On démarre la séance à petit trot, quarante minutes de footing pour s’échauffer. S’en suivent vingt minutes à allure plus soutenue à 15km/h de moyenne. Le démarrage est difficile ! 😐

Quinze minutes de footing pour finir.

seance-numero-1

Séance n°2 – Mercredi 21 septembre 2016

Il est un peu plus de 18h20, direction la piste d’athlétisme pour un 4*2000m de compét’ 😉

Après six kilomètres d’échauffement à près de 12km/h, place aux choses sérieuses avec d’assez bonnes sensations.

1er série : 2000m en 8’00 – Récup.400m footing lent

2ème série : 2000m en 7’40 – Récup.400m footing lent

3ème série : 2000m en 7’30 – Récup.400m footing lent

Dernière série : 2000m en 7’25 – Récup. footing lent

S’en suivront trois kilomètres de retour au calme.

seance-numero-2

Séance n°3 – Jeudi 22 septembre 2016

Puisque les courbatures sont aux abonnés absents, à la nuit tombée je décide d’emprunter le parcours habituel pour un footing avec 15′ d’allure marathon ++.

Tout comme de nombreux peuples autochtones, il est l’heure que nous fêtions l’automne ! 🙂

seance-numero-3

Séance n°4 – Vendredi 23 septembre 2016

Mercredi je fractionne, vendredi je fractionne aussi ! Journée fractionné court 😉 Après trois petits kilomètres de footing, je me lance dans une série de 300m (sur piste d’athlétisme, histoire de n’avoir à se concentrer que sur le chrono).

Allure régulière entre 0’55 et 1’00 – Récup. 100m en 0’40 // Série de 12 répétitions + 2 répétitions finales plus espacées

seance-numero-4

Le soleil est au rendez-vous et les sensations sont plutôt bonnes.

Seul ombre au tableau ce jour, le communiqué des organisateurs. Le Marathon Nice-Cannes est ainsi menacé d’annulation !!!

Pas de quoi me déconcentrer, motivation et détermination restent intactes.

Je suis malgré tout quelque peu perplexe… 😐

SEANCE n°5 – Dimanche 25 septembre 2016

Classiquement, on termine toujours la semaine par une sortie plus longue. Mais toujours en fonction de son emploi du temps évidemment !

seance-numero-5


Cette première semaine se termine bien compte tenu du volume kilométrique. Mais nul doute que le plus dur reste à venir

total-semaine-1


DEUXIÈME SEMAINE

Séance n°6 – Lundi 26 septembre 2016

Pour le lundi au soleil on repassera ! Car côté météo, l’automne c’est un peu le début des emmerdes #combinéventpluie

Au programme : 40′ d’endurance suivi de 2*15′ à allure marathon, pour finir en footing de récupération.

Mise en jambe difficile et sensation de jambes lourdes, c’est le métier qui rentre 😉

seance-numero-6

Séance n°7 – Mercredi 28 septembre 2016

Au pays des couche-tard, le réveil est tardif. Peu importe, il va falloir aller bosser ! Mais pas tout de suite, car avant j’ai running 😉 et à jeun s’il vous plaît.

Départ en endurance, direction la piste d’athlétisme pour une séance de près d’ 1h30. Après 6km de footing d’échauffement, nous voilà face à l’objectif du jour : la série de fractionné 8*1000m.

Trois premiers 1000m réguliers : 3’40 » à chaque fois… IMPECCAP’ 🙂 Puis 3’42 », deux fois 3’45 », de nouveau 3’40 », pour finir le huitième et dernier 1000m en 3’35 ».

Heureusement que je prend soin de mémoriser mes temps de passage, car comme toujours la précision de l’accéléromètre laisse un peu à désirer.

seance-numero-7

Séance n°8 – Jeudi 29 septembre 2016

Retour à la simplicité du footing, sans forcer, juste pour décrasser.

https://www.strava.com/activities/729175090/embed/a2e86f743fc55277ba527ae1728a703db016d53e

seance-numero-8

Et la très bonne nouvelle du jour !!! 🙂

« La décision a été prise ce jeudi matin : le marathon entre Nice et Cannes est maintenu le 13 novembre. Il se courra avec des mesures de sécurité maximales »

Sage décision 😉 L’excuse toute trouvée de nombreuses feignasses ne tient plus, vous allez devoir courir 🙂 Allez, l’entrainement continue ! #motivéplusquejamais

Séance n°9 – Vendredi 30 septembre 2016

Les non initiés me qualifieront de fou, les plus avertis salueront la détermination.

22h36, top départ ! Et oui, il n’y a pas d’heure pour les braves 🙂

https://www.strava.com/activities/730194769/embed/c128e44e0bc3f43387d8a5ef9e41a39528eeddab

seance-numero-9

Séance n°10 et Séance n° 11 – Dimanche 2 octobre 2016

Quel temps magnifique pour ce premier dimanche d’octobre ! 🙂

La journée s’annonce sportive et ça commence forcément par du running.

Après les 40′ d’échauffement devaient suivre 10 km (5 à allure semi et 5 à allure 10km). Mais, par manque d’explosivité, je décide, arrivé au terme de ces cinq premiers kilomètres à allure semi, de me contenter d’un footing avec deux à trois accélérations.

seance-numero-10

Une fois rentré, pas le temps de se poser. Direction Crozon-Morgat. Prévue par le comité d’entreprise depuis quelques jours déjà, rien de tel qu’une sortie kayak pour casser la routine ! Au final, près de 2h30 de coups de pagaie (10 km tout de même) et de baignade dans un cadre splendide 😉 Déjà l’heure de rentrer.

Pas complètement satisfait de la séance réalisée à l’aube, et puisque le soleil est encore là pour deux bonnes heures, je décide de repartir pour une seconde session running. Une bonne session de 30/30, avec un total de seize répétitions.

seance-numero-11


A six semaines de l’objectif, on lâche rien ! Pourvu que ça dure 🙂

total-semaine-2


TROISIÈME SEMAINE

Séance n°12 – Lundi 3 octobre 2016

Rien d’extraordinaire en ce début de semaine, on démarre par un footing de récupération classique. Et comme il n’y a pas d’heure pour les braves, départ à 21h52.

seance-numero-12

Séance n°13 – Mercredi 5 octobre 2016

DUR, DUR !! Gorge encombrée, Goutte au nez, Jambes lourdes… C’est le triptyque perdant qui fait son entrée 😦 – modifier la séance en cours de route amène inévitablement à se poser des questions. Alors, c’est donc un 5000/3000 plus qu’écourté. Décevant…

seance-numero-13

Pas le temps de gamberger, en soirée je décide d’aller me changer les idées en salle de sport. Un peu de vélo histoire de tourner les jambes et quelques exercices d’étirements et de musculation. On garde le cap !

seance-numero-14

article-brest-court

Et oui, l’heure du premier test se rapproche à grands pas. Pressé d’en découdre – mais toujours gêné par la toux – ces trois jours d’inactivité sportive semblent durer une éternité.

Séance n°14 – Dimanche 9 octobre 2016

En suivant à la lettre et à la virgule près le plan d’entraînement, c’est un semi marathon auquel je devrais participer aujourd’hui.

Mais, je fais le choix de foncer au traditionnel rendez-vous annuel BREST COURT – qui propose un 5 km suivi d’un 10 km. Pour ma part, les deux feront la paire 😉

Objectifs : 18 min sur le 5 km & 38 min sur le 10 km

seance-numero-15-brest-court-2016

14614433_10154148845213742_2042829122_o
Tous mes remerciements à Julien Castel pour la photo souvenir – ami coureur lui aussi engagé sur le 5km, et donc spectateur averti du 10km

Bilan de l’après-midi, un 5 km assez rapide et couru dans les temps.

Suivi d’un 10 km au départ mesuré –  les cinq premiers en 19’38 », les cinq derniers en 18’58 ».

Fin de la troisième semaine

total-semaine-3

QUATRIÈME SEMAINE

Lendemain de course plutôt rassurant, mis à part une légère sensation désagréable vite dissipée derrière le genou. Pas de grosses courbatures, la gestion de l’effort a été bonne.

Séance n°15-Lundi 10 octobre 2016 & Séance n°16-Mardi 11 octobre 2016

Rien d’extraordinaire, on se contente d’un footing d’une heure le lundi.

Même programme le mardi, mais avec vingt minutes de travail d’allure.

seance-numero-15-seance-numero-16

Séance n°17 – Jeudi 13 octobre 2016

Jeudi soir, place au fractionné. Il le faut ! Au programme, 30′ de footing suivi de 10*500m (récup. 100m) puis 30′ de footing.

  1. 1’55 puis récup.100m
  2. 1’50 puis récup.100m
  3. 1’50 puis récup.100m
  4. 1’50 puis récup.100m
  5. 1’48 puis récup.100m
  6. 1’48 puis récup.100m
  7. 1’45 puis récup.100m
  8. 1’45 puis récup.100m
  9. 1’43 puis récup.100m
  10. 1’42 puis récup.100m

seance-numero-17

14732251_10208756159239723_3774801828355639289_n
Stade du Petit Kerzu à Brest, Jeudi 13 octobre 2016

Bonne séance et excellente sensation 🙂

Séance n°18 – Vendredi 14 octobre 2016

Après la séance tardive de la veille, la nuit a été courte. Mais c’est plus motivé que jamais que l’on remet le couvert de bon matin.

seance-numero-18

Séance n°19 – Samedi 15 octobre 2016

C’est parti pour une semaine sportive sur tous les plans. Car ce samedi matin marque le début de l’Open de Tennis de Brest, durant lequel j’officie avec grand plaisir en tant que bénévole. Il va falloir jongler avec l’emploi du temps 😉

Après une matinée tennistique puis la journée de travail, je me dirige tout droit vers une sortie longue nocturne.

SEANCE NUMERO 19.jpg

total-semaine-4

CINQUIÈME SEMAINE

Séance n°20 – Lundi 17 octobre 2016

Début de semaine, c’est reparti pour un tour !

seance-numero-20

Séance n°21 – Mardi 18 octobre 2016

On travaille l’allure, les jambes sont un peu lourdes mais on lâche rien ! 😉

seance-numero-21

Séance n°22 – Vendredi 21 octobre 2016

A ma grande surprise, aucune grosse difficulté apparente à encaisser cette séance de fractionné.

seance-numero-22

Séance n°23 – Dimanche 23 octobre 2016

Indispensable, la sortie la plus longue du plan d’entraînement est décisive. C’est un indicateur très puissant, qui doit permettre au pire de se rassurer, au mieux de gonfler un peu plus le moral. Compte tenu de l’emploi du temps, réveil à 07h30… Car après cette sortie running, j’officie de nouveau en tant que bénévole à la Brest Arena – dernière journée de l’Open de Tennis.

seance-numero-23

total-semaine-5

SIXIÈME SEMAINE

Séance n°24 – Lundi 24 octobre 2016

Oublions le travail spécifique, c’est le moment de récupérer, tranquillement, courir pas à pas, sans autre objectif que de se dégourdir les jambes.

seance-numero-24

Séance n°25 – Jeudi 27 octobre 2016

Mardi, Mercredi, deux jours sans :-(…une éternité ! Personne pour me botter le c** ? Car une reprise en main s’impose !

Le plus difficile c’est de se lancer, une fois en route la motivation refait vite surface 😉

Cette séance de fractionné est une réussite et fait un grand bien au moral.

Fractionné 10 * 800m Vitesse moy. 16.94km/h (Récup.400m à 11km/h)

  1.  2’46 » (moy.17.35km/h)
  2.  2’49 » (moy.17.04km/h)
  3.  2’54 » (moy.16.55km/h)
  4.  2’52 » (moy.16.74km/h)
  5.  2’50 » (moy.16.94km/h)
  6.  2’50 » (moy.16.94km/h)
  7.  2’48 » (moy.17.14km/h)
  8.  2’52 » (moy.16.74km/h)
  9.  2’54 » (moy.16.55km/h)
  10.  2’45 » (moy.17.45km/h)

seance-numero-25

Séance n°26 – Vendredi 28 octobre 2016

Le suivi minutieux du plan d’entraînement depuis près d’un mois et demi laisse poindre un début d’usure mentale. ALLEZ, BOUGE TOI ! T’AS FAIT LE PLUS DUR ! ENCORE QUELQUES EFFORTS !

23 heures 43 minutes, à force de repousser le départ… Mais comme le dit l’expression « il n’y a pas d’heure pour les braves » 😉

Pas franchement motivé, on se contentera d’un footing.

seance-numero-26

Séance n°27 – Dimanche 30 octobre 2016

A J-14, et au risque de me répéter, la sortie longue est incontournable !

Sous un temps automnale plutôt clément, ce sont donc trente kilomètres avalés avec aisance, plaisir, et décontraction. Loin de moi l’idée de tirer des plans sur la comète, mais cela rassure inévitablement ! 🙂

seance-numero-27

total-semaine-6

SEPTIÈME SEMAINE

Séance n°28 – Mardi 1er novembre 2016

seance-numero-28

Séance n°29 – Jeudi 03 novembre 2016

SEANCE NUMERO 29.jpg

Séance n°30 – Samedi 05 novembre 2016

seance-numero-30

Séance n°31 – Dimanche 06 novembre 2016

seance-numero-31

total-semaine-7

HUITIÈME SEMAINE

Repos, hydratation, repos, hydratation ! Boire régulièrement est indispensable – et je parle d’eau évidemment ;-).

Avant le départ pour Nice le jeudi matin, aucune séance au programme puisque je marche déjà énormément au quotidien – inutile donc de compléter cela par des footings.

J-3 / Jeudi 10 novembre 2016

Ça y est ! Ce matin, direction l’aéroport Brest Guipavas – correspondance à Orly – puis arrivée à Nice vers 12h30.

Le temps de descendre de l’avion et de trouver une navette, il est déjà presque 14h00 lorsque je rejoins ma chambre d’hôtel.

Soleil et température printanière sont au rendez-vous. L’occasion est belle d’en profiter pour faire le touriste durant deux jours. Mais avant, direction le village départ pour retirer le précieux dossard – qui je l’espère me mènera à l’objectif !

J-2 / Vendredi 11 novembre 2016

Visite de monuments, de la vieille ville, du port de Nice, et de sa colline. Environ 10 kilomètres de marche le matin, puis 5 kilomètres après une petite sieste l’après-midi.

Vers 19h00, avant d’aller me restaurer, je décide de louer un Vélo Bleu – l’équivalent du Vélib’ parisien – pour une balade nocturne d’une vingtaine de kilomètres.

J-1 / Samedi 12 novembre 2016

L’organisation propose un échauffement collectif. C’est l’occasion d’échanger avec les locaux sur cette édition 2016, dont l’organisation a été quelque peu perturbée par les récents événements.

L’ambiance et la convivialité sont évidemment au rendez-vous. A l’issue du rassemblement, tout le monde se souhaite bonne chance pour le lendemain ! 😉

De mon côté, je profite de cette dernière après-midi pour aller visiter le stade flambant neuf de l’Allianz Riviera, ainsi que le Musée national du sport juxtaposé à celui-ci.

JOUR J / Dimanche 13 novembre 2016

Lever à 04h30 ! Bien avant le chant du coq et le coucher des derniers clubbers 🙂20161113_043113-1

Enfin, nous y sommes ! Étrangement serein, je profite d’un petit déjeuner au calme. Dossard, chaussures et vêtements de rechange sont déjà prêts depuis la veille.

5h45 : pressé d’en découdre, c’est d’un pas décidé que je quitte l’hôtel pour rejoindre la Gare de Nice. Les bus navettes sont prévus pour nous permettre de rallier l’Allianz Riviera, lieu de départ du Marathon des Alpes Maritimes 2016.

7h30 : alors que les premiers coureurs sont déjà en place dans leurs SAS respectifs (élite, 3h00, 3h15, 3h30, 3h45, etc…), les cabines WC sont prises d’assaut.

7h45 : j’attend le dernier moment pour ôter mon survêtement, et dépose alors le sac au car consigne, direction la zone de départ et le SAS des 3h00.

7h55 : étonnamment, je retrouve avec grand plaisir le coureur niçois croisé lors de l’échauffement de la veille. Il a pour avantage de bien connaître le parcours.

08h00 : départ imminent, avec une pensée pour tous ceux qui me suivent à distance.

08h01 : c’est parti ! Météo quasi parfaite : soleil mais léger vent froid, d’où le bonnet et le cache-cou

Placé en retrait du peloton de tête, je ne vois nulle part le meneur d’allure des 03h00 tant espérées. Ainsi, j’effectue une « remontada » progressive jusqu’au 3ème kilomètre… J’aperçois enfin le meneur d’allure, suvi par son troupeau de moutons, tel un berger des alpages 😉

Je prend de l’avance sur ce groupe au 4ème kilomètre. Et, bien que je semble dans un bon jour, j’ignore encore à cet instant que la plupart ne me reverront plus.

Je cours alors sur les bases de 4’06 au kilomètre, en deçà des 4’15 visées. Mais, en vu des ravitaillements et de la seconde partie de course, cette avance loin d’être négligeable est même plutôt bienvenue !

Le public et les bénévoles présents sur les bords de routes nous encouragent vivement. Les kilomètres s’enchaînent, et j’ai l’impression d’enfiler des perles. Suis-je parti trop vite ?Vais-je tenir le rythme ? Heureusement, l’euphorie et la détermination balayent rapidement ces quelques interrogations.

Lorsque je franchis les 21.1 premiers kilomètres, je semble alors sur la bonne voie. 1 h 26 min 09 sec , soit seulement 20 sec de moins que mon meilleur temps sur semi-marathon.

Quel pied, quel plaisir ! A chaque ravitaillement, j’en profite pour plaisanter gentiment avec les bénévoles, n’oubliant pas de toujours les remercier au passage pour leur grande disponibilité. L’ambiance est bon enfant ! 🙂

Passé la difficulté du 28ème kilomètre, j’arrive au 30ème en 02 h 03 min 08 sec. Cela commence à sentir bon, mais il reste encore 12 kilomètres durant lesquels tout peut arriver.

p1370537

Je garde le rythme en compagnie de l’expérimenté triathlète qui me précède. Au 35ème kilomètre, quelques coureurs commencent à flancher, pendant que d’autres nous rattrapent. C’est pour tous le moment de vérité ! De mon côté, je m’accroche et ne lâche rien !

En franchissant le 40ème kilomètre, je suis alors certain d’atteindre l’objectif. La récompense toute méritée n’est plus très loin. Derniers encouragements du public, derniers hectomètres sur la Croisette, je franchis la ligne le point serré – en signe de victoire.

20x30-CANK0377.jpeg

diplome

SEANCE NUMERO 32 JOUR J---MARATHON DES ALPES MARITIMES NICE CANNES 2016.jpg

Pas le temps de savourer que déjà il me faut rejoindre les navettes bus en direction de Nice.

En chemin, c’est tout étonné que je croise un coureur Gouesnousien.

« Un quoi tu dis ? – Un Gouesnousien !! – Pardon ??!! – Un GOUES-NOU-SIEN…un ty-zef, un gars de Gouesnou quoa ! »

Bordel, ici aussi c’est Brest ! 😉

Bref mais sympathique débriefing, au terme duquel on se souhaite mutuellement une bonne récupération.

Arrivé à l’hôtel sur les coups de 12h45, à une heure du décollage de l’avion retour, j’ai tout juste le temps de me changer et de récupérer mes affaires – direction l’aéroport. Enfin, j’embarque à 13h30, signe que jusqu’au bout le timing aura été parfait ! 🙂